La doua de l'opprimé fait partie des choses qu'on redoute lorsqu'on est de confession musulmane. Pour ne pas subir ses conséquences et s'en prémunir, nous devons nous abstenir de commettre des injustices. Généralement, le recours à cette invocation provient de la personne qui a subi une injustice, chose qu'Allah a rendu haram et a même interdit à Lui-même.
La mise en garde contre la doua de l'opprimé
L'envoyé d'Allah, que la paix et la bénédiction soient sur lui, a enseigné aux sahabas tout ce dont ils ont besoin pour s'épanouir spirituellement. Il leur a également prodigué des conseils relatifs à la vie ici-bas. Il lui tenait à cœur de leur transmettre des informations bénéfiques à leur égard. Lorsqu'il avait connaissance d'un mal, il se hâtait également à les mettre en garde.
Parmi les avertissements qu'on retrouve dans sa Sounnah purifiée, il y a la doua de l'opprimé. Il s'agit d'une invocation prononcée par une personne qui a subi une injustice à l'encontre de l'oppresseur. Lorsqu'il envoya Muadh au Yémen, le messager d'Allah lui a clairement signifié le fait de la craindre. Toujours selon lui, il n'y a pas de voile entre cette doua et Allah.
Ce récit prophétique met en évidence un enseignement très important. Il exprime entre autres l'interdiction formelle de commettre une quelconque injustice. Cet acte va à l'encontre du bon comportement, indissociable de notre noble religion. D'autant que dans un autre hadith, le prophète Muhammad a déclaré qu'au jour de la résurrection, l'injustice se traduira en ténèbres. Comment peut-on commettre un acte qu'Allah s'est Lui-même interdit ?
Le meilleur des hommes nous a également mis en garde contre l'avarice qui, selon lui, a causé la perte de nombreuses générations anciennes. Elle a même provoqué des guerres durant lesquelles certains se sont adonnés à des actes qui leur étaient interdits.
La doua de l'opprimé : une invocation à ne pas sous-estimer
Parmi les recommandations du messager d'Allah, il y a le fait de rendre la amana à qui de droit avant de se retrouver face à Allah. Ce jour-là, notre Seigneur nous rétribuera selon nos actes. Et nous ne pourrons nous tourner vers nos biens acquis dans ce bas-monde pour marchander.
Ces enseignements nous poussent à craindre Allah, nous acquitter de Ses injonctions, délaisser Ses interdits,... Pour obtenir l'agrément d'Allah, mobilisons nos ressources et concentrons nos efforts sur le suivi de la Sounnah.
De nombreux textes font référence à l'interdiction de l'injustice. Le meilleur moyen de se prémunir de la doua de l'opprimé reste de ne pas léser son prochain. Lors du jugement dernier, certains viendront avec une quantité énorme d'adorations. Mais en raison de leurs mauvaises actions, les opprimés viendront récupérer leur dû jusqu'à ce qu'il en soit dépourvu.
Puis, il héritera des mauvaises actions des gens à qui il aura fait subir une injustice, jusqu'à ce que la justice soit rétablie. Enfin, il connaîtra l'enfer, qu'Allah nous en préserve. On appelle cette personne-là al-mouflis.
Ne pas se causer du tort à soi-même
Allah a fait de l'islam une religion sans contraintes. Pourtant, nombreux parmi nous se retrouvent confrontés à des situations périlleuses. La doua de l'opprimé par exemple ne devrait pas nous concerner si on se conformait aux recommandations du Coran et de la Sounnah.